Gene drive organisms: What Africa should know about actors, motives and threats to biodiversity and food systems

Gene drive organisms: What Africa should know about actors, motives and threats to biodiversity and food systems

The African Centre for Biodiversity (ACB) has produced a briefing paper in regard to a new and controversial genetic engineering (GE) technology to produce gene drive organisms (GDOs). These GDOs have been specifically designed to spread an engineered, ‘modified’ genetic trait such as sterility, with the potential to eradicate entire wildlife populations and even species. The briefing is also available in French.

Deploying gene drives to eliminate malaria-carrying Anopheles mosquitoes is proposed by the Target Malaria project, which is funded inter alia by the Bill & Melinda Gates Foundation. As part of a ‘phased’ approach, Target Malaria plans to release gene drive mosquitoes in a third phase, following a first-phase release of 10,000 non-gene drive sterile GM mosquitoes in Burkina Faso. This release of the GM (non gene drive) mosquitoes was planned for 2018 but due to community resistance in Burkina Faso, as well as reported technical difficulties experienced by the Target Malaria project, the release has not yet taken place.

Circumventing open and transparent debate and consultation regarding safety, efficacy and regulatory capacity, the African Union took a position of strong endorsement of the deployment of gene drive technologies across the continent, as sanctioned by the African Union High Level Panel on Emerging Technologies (APET) and developed under the aegis and support of the New Partnership for Africa’s Development (NEPAD) and its agency, the African Biosafety Network of Expertise (ABNE). This position has been strongly challenged by the ACB. Nevertheless, it became the consensus position of the African Group that participated in the international negotiations at the biennial United Nations Convention on Biological Diversity meeting held in Sharm el-Sheikh, Egypt, in November 2018, when the African Group blocked a moratorium on the release of GDOs.

In the African context, where little to no capacity for proper, functioning biosafety systems exist, even for first generation transgenic technologies, open releases of gene drive organisms pose grave risks to the entire continent. Despite the huge questions surrounding both risks and efficacy, a well-funded and aggressive public relations campaign is underway to gain public and regulatory support.

This ACB briefing paper cuts through the hype to explain the serious risks and complexities that GDOs pose to human health, the environment and society.

Links to related information

Recently, together with GeneWatch UK and the Third World Network, ACB released a briefing, Oxitec’s failed GM mosquito releases worldwide: Forewarnings for Africa and the Target Malaria project, which describes the failure of GM mosquito releases to date.

ACB, together with African civil society partners Alliance for Food Sovereignty in Africa, Copagen and Terre à Vie, also sent an Open Letter, Stop Risky GM Mosquito Releases: We have the right to say no, calling on the Gates Foundation-funded Target Malaria to stop the intended release of 10 000 sterile male GM mosquitoes in Burkina Faso, as a precursor to the future release of gene drive mosquitoes in African countries.

Target Malaria’s ongoing project has been non-transparent, with a scarcity of information provided to the public and a lack of public consultations. In a February 2018 briefing paper, GM Mosquitoes in Burkina Faso, ACB highlighted ethical issues with these experiments.

A recent documentary film by ETC Group and Terre à Vie challenges claims by Target Malaria that they are focused on obtaining consent from affected communities.

ACB’s challenge to the African Union on their position, Critique of African Union and NEPAD’s positions on gene drive mosquitoes for Malaria elimination was published in February 2018.

This briefing paper is available in English and French

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Organismes modifiés par forçage génétique : Ce que l'Afrique doit savoir des acteurs, des motifs des menaces pour la biodiversité et les systèmes alimentaires

Le Centre africain pour la biodiversité (ACB) a préparé une note de synthèse sur une nouvelle technologie d'ingénierie génétique (IG) visant à produire des organismes modifiés par forçage génétique (GDO). Ces GDO ont été spécifiquement créés pour disséminer un trait génétique « modifié » comme la stérilité, présentant le potentiel d'éradiquer des populations fauniques, et même des espèces entières. La note est également disponible en anglais.

Organismes modifiés par forçage génétique : Ce que l'Afrique doit savoir des acteurs, des motifs des menaces pour la biodiversité et les systèmes alimentaires

La première application proposée par le projet Target Malaria, financé entre autres par la Fondation Bill & Melinda Gates, consiste à déployer des anophèles modifiés par forçage génétique afin d'éliminer cette population de moustiques vecteurs du paludisme. Target Malaria prévoit de relâcher des moustiques modifiés par forçage génétique au cours de la troisième phase de son projet, en adoptant une approche en plusieurs phases, après la libération, durant la première phase, de 10 000 moustiques GM (non modifiés par forçage génétique) conçus pour ne pas être stériles, au Burkina Faso. Il était prévu que la libération de moustiques GM (non modifiés par forçage génétique) se déroule en 2018, mais en raison de résistances de la part de la communauté au Burkina Faso, ainsi que des difficultés techniques que le projet Target Malaria aurait visiblement connues, ce lâcher n'a pas encore été effectué.

L'Union africaine, éludant le débat et la consultation sur la sécurité, l'efficacité et la capacité réglementaire, s'est positionnée en donnant totalement son aval au déploiement des technologies de forçage génétique sur le continent, tel que l'a déclaré le Groupe de haut niveau de l'Union Africaine sur les technologies émergentes (APET) ; cette position a été élaborée sous l'égide et avec l'appui du Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) et son agence, le Réseau africain d'expertise en biosécurité (ABNE). L’ACB a contesté cette position avec virulence. Cette position est néanmoins devenue la position de consensus du Groupe africain qui a pris part aux négociations internationales lors de la réunion biennale de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique organisée à Sharm el-Sheik, en Egypte, en novembre 2018, au cours de laquelle le Groupe africain a bloqué un moratoire sur la dissémination des GDO.

Dans le contexte africain, où les capacités permettant l'existence de systèmes de biosécurité adéquats et fonctionnels sont inexistantes ou quasi-inexistantes, la dissémination dans la nature d'organismes modifiés par forçage génétique pose de graves risques pour tout le continent. En dépit des questions importantes soulevées quant aux risques encourus et à leur efficacité, une campagne de relations publiques bien financée et agressive est en cours afin d'obtenir le soutien du public et un appui réglementaire.

La note de synthèse d'ACB va au-delà du battage médiatique et explique les graves risques et les complexités découlant des GDO pour la santé humaine, l'environnement et la société.

Liens vers des informations connexes

Récemment, ACB, en partenariat avec GeneWatch RU et le Réseau Tiers-Monde, a publié une note sur l'échec des disséminations de moustiques GM à ce jour.

Le projet actuel de Target Malaria n'a pas été transparent, comme en attestent la rareté des informations communiquées au public et l'absence de consultations publiques. Dans une note de synthèse de février 2018, ACB a souligné les problèmes éthiques associés à ces expérimentations et un récent film documentaire réalisé par le groupe ETC et Terre à Vie conteste les propos de Target Malaria, affirmant que le projet chercherait à obtenir le consentement des communautés affectées.

Ce document d'information est disponible en anglais et français

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